Photo Sylvain -Pixel'eureEnduro Vintage
150 participants, une petite foule autour du circuit, un temps correct : le premier Enduropale Vintage a tenu ses promesses. Inventée pour fêter les 40 ans de l'Enduro du Touquet, cette course réservée aux vieilles motos d'avant 1990 (et à leurs pilotes souvent vétérans) se déroulait en deux manches d'une demi-heure vendredi en début d'après-midi.
Demeester, le recordman de victoires, Kees Van der Ven, le Hollandais qui a construit la légende du Touquet, David Hauquier, le désormais directeur sportif de la course, Rudy Potisek, l'un des premiers champions de la course… Ils étaient presque tous là. Avec leur bonne vieille bécane.
La victoire est revenue au Belge Johan Boonen, retraité des Grands Prix et jamais vainqueur au Touquet devant deux anciens vainqueurs Jérôme Belval (1994) et Yann Guédard (1992). Demeester termine 8ème. Le vainqueur de l'Enduropale 2015 ADrien Van Beveren a fait juste deux tours pour le plaisir et sans prendre de risques. Le pilote du MC Romagné, Jean-Paul GALESNE, pourtant inscrit, n'a pas participé à cette épreuve. Injoignable depuis vendredi, il semble qu'il ai fait un retour vers le futur !
Enduropale espoirs
Vainqueur de toutes les épreuves cette saison, Alexis Collignon n'a pas laissé échapper la plus prestigieuse course de l'année. Le pilote Honda CRF 150 remporte en effet l'Enduropale Espoirs devant Thomas Zoldos et Jérémy Hauquier. Du côté du MC Romagné, belle performance pour le jeune Mathéo MALENFANT qui pour sa première participation termine 38ème. De son côté, Dimitri KITOROGOFF se classe 61ème et en retire tous les enseignements: un bon entrainement pour la saison à venir.
Enduropale Elite
Cette 40ème édition aura été marquée par deux faits importants: la domination du vainqueur 2015: Adrien Van Beveren et l'hécatombe au niveau des favoris et des machines, pas moins de 480 machines ont été récupérées par l'organisation aux termes des trois heures de course !
José Leloir, responsable des compétitions chez Yamaha, donne son explication : « C’est bien simple, on a vécu un Touquet qui ressemblait à ceux qui existaient lorsqu’on passait encore par les dunes. Les dernières éditions avaient été dures, mais sans doute plus pour les hommes que pour les machines. Cette année, le sable était très lourd et a donc été plus exigeant pour les moteurs. Et surtout, il y a eu un bouchon comme à l’époque du goulet, et ça, cela ne pardonne pas, cela fait chauffer les moteurs et cela entraîne des casses. »
Une mésaventure partagée par le sociétaire du MC Romagné: Charly RIBET : » Je n'étais pas revenu au Touquet depuis quelques années en tant que concurrent. Toujours la même ambiance. Pour cette édition, je m'étais bien préparé. A la fin du 1er tour, je passe 67ème puis au fil des tours, je remonte jusqu'à la 29ème place. J'avais le physique et je fais un ravitaillement à l'heure de course. En repartant des stands, impossible de redémarrer la Yam (comme beaucoup de concurrent !). Depuis le départ, je fais la course aux côtés d'Olivier PAIN, malheureusement 3 tours après mon arrêt au stand, le moteur a lâché ! Dommage car j'étais en forme et surtout si j'avais tenu le rythme, j'aurais pu terminer à une très belle place (Olivier PAIN termine 4ème !). Déçu mais rendez-vous en 2016 «